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L’Algérie fait un timide retour aux achats

Des problèmes de qualité sur le blé argentin pourraient être à l'origine du retour du blé hexagonal vers l'Algérie.

À l’issue du conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer, mercredi 11 février, les analystes ont révélé que de l’orge et du blé français étaient au chargement en France à destination de l’Algérie.

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Enfin un bon signe ? Les analystes de FranceAgriMer ont annoncé deux chargements de blé et d’orge français à destination de l’Algérie au cours d’un point presse sur les marchés céréaliers, ce mercredi 11 février. Avec 13 000 t d’orge et 5 000 t de blé, les quantités sont modestes, mais le signal est fort. Alger n’était plus apparue sur les tablettes des chargements français depuis juillet 2024. Pis, aucune exportation d’orges n’a eu lieu de France vers l’Algérie depuis trois campagnes.

Un signal de reprise ?

« Il faudra analyser les chiffres des douanes pour être sûr que ça se confirme, tempère Habasse Diagouraga, chargé d’études économiques marchés français des céréales chez FranceAgriMer. Ça pourrait s’expliquer par des raisons de qualité. L’Argentine a, semble-t-il, quelques problèmes de qualité sur ses blés exportés qui sont en majorité fourragers. »

S’il est bien trop tôt pour parler de dégel des relations commerciales entre les deux pays, l’espoir est permis. « Est-ce que c’est un signal de reprise ou pas ? En tout cas, c’est très important pour nous dans le contexte de production et d’exportation, analyse Benoît Piétrement, président du conseil spécialisé grandes cultures. C’est un client habituel et nous savons que c’est de la géopolitique. Au-delà des céréales, on espère que les relations puissent s’améliorer. »

Des exportations vers les pays tiers à la baisse

FranceAgriMer n’a toutefois pas délivré que des bonnes nouvelles. Ses prévisions d’exportations de blé tendre ont été revues à la baisse par rapport au mois dernier à 14,861 Mt, soit un recul de 1,6 %. Les expéditions vers les pays tiers sont le principal moteur de cette baisse avec 300 000 t de moins, quand celles vers les pays de l’Union européenne se maintiennent. Scénario inverse pour les orges qui abandonnent 128 000 t vers le marché unique, tandis que les estimations vers pays tiers grimpent de 10 % sur un mois à 3,7 Mt. « Le Maroc tire les exportations de blé tendre avec près de 1,9 Mt déjà achetées », complète Habasse Diagouraga.

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